La méthode de déplacement « Pum-balkki » (품밟기/品밟기)
Elle consiste en des mouvements rythmiques fluides alternant harmonieusement les flexions de genoux (gumsil 굼실) aux mouvements élastiques du bassin (neungcheong 능청). La plupart des techniques du Taekkyon sont effectuées à partir de ce type de déplacement.
Partie fondamentale de cet art martial, SONG Dok-Ki disait que le Pum-balkki c’était tout le Taekkyon.
Les mouvements de bassin « Neungcheong » (능청)
Ils permettent d’avancer une jambe pour inviter le joueur adverse à attaquer tout en préservant son équilibre sur la jambe arrière. Peut aussi servir à simuler une attaque.
Les mouvements de flexion et extension des jambes « Gumsil » (굼실)
Ils permettent d’éviter la rigidité des déplacements, d’accroître la puissance d’un coup poussant mais aussi d’augmenter la stabilité du pratiquant en abaissant son centre de gravité.
Les mouvements de bras « Hwalgaejil » (활개질)
Inspirés des mouvements naturels des bras, ils permettent entre autres de détourner l’attention de l’adversaire tout en relâchant la tension dans le haut du corps.
Les techniques de main « Sonjil » (손질)
Techniques de saisie des jambes, de poussée de l’adversaire, de blocages. Les techniques de poussées des mains sont normalement données comme pour les coups de pied en poussant et non en claquant.
Les techniques de pied « TTanjuk » (딴죽)
Utilisées principalement pour déséquilibrer l’adversaire et le faire chuter, ces techniques d’attaque sur les jambes sont constituées de frappes poussantes, de crochetages, de fauchages et balayages mais aussi de rabotage et de blocage!
Les coups de pied « Chagi » (차기)
L’autre manière de gagner au Taekkyon c’est de frapper la tête d’un coup de pied. Mais attention, sans blesser ni mettre KO. La manière de frapper est donc différente des coups de pieds habituellement réalisés dans les sports de combat et arts martiaux. S’ils peuvent ressembler aux ‘chagi’ du Taekwondo les ‘chagi’ du Taekkyon sont donnés de manière poussante (mireo-chagi 밀어차기, aussi appelée neun-jireugi 는지르기) en contrôlant l’attaque et sans utiliser les parties renforcées du pied (talon, bol du pied…) qui sont elles réservées à la Yet-beop.
GMe Song Dok-Ki soulignait l’importance de ne pas se blesser durant une partie.
Les échanges « Mattaegeori » (맞대거리)
Enchaînements codifiés de techniques effectuées en collaboration avec un partenaire. Permet de travailler sur le timing et la synchronicité, la gestion de la bonne distance selon les techniques employées et d’aider à développer les sensations d’un exercice en collaboration. Les mattaegori sont des enchaînements prédéfinis.
Les formes « Holsaegim » (홀새김)
Enchaînements codifiés de techniques effectuées seul ou en groupe face à des adversaires imaginaires. Ils permettent d’améliorer la souplesse, la force, le contrôle de la respiration, la coordination des mouvements et la mémoire gestuelle.
« Bonttae » (본때)
BONTTAE 본때 (本때)
le modèle, l’exemple
Au Taekkyon, bonttae a le sens de démonstration.
Dans certaines compétitions, les joueurs effectuent chacun leur propre bonttae avant leur combat, appelé « bonttae boegi » (본때 뵈기). Il peut s’agir d’une forme existante (holsaegim) ou bien d’une forme libre dans laquelle l’esprit de créativité, les aspects spectaculaires et artistiques peuvent être mis en avant par le joueur et ses éventuels assistant(e)s.
Il existe également un bonttae créé par GMe Shin Han-Seung. Appelé « Apetkori-yeodeol-madang » (앞엣거리여덟마당) qui regroupe environ 80 techniques différentes exécutées sur une durée de quelques minutes.
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